En parcourant le blog, on peut constater que depuis un certain temps, je me pose des questions sur la motivation des étudiants (ici ou là). La quête avance et quelques lectures précieuses me permettent de clarifier un peu ce concept.
Je vous présente ici une synthèse de quelques articles qui m’ont éclairés :
- Peut-on apprendre sans motivation ? table ronde animée par Pascale Certa-Lafitte, avec Isabelle Causse-Mengui, Cécile Delannoy et Philippe Meirieu
- Vive la motivation ? par André Giordan – Cahiers pédagogiques n° 431
- Motivation à apprendre, mythe ou réalité ? par Hervé Legrain, 8e Biennale de l’éducation et de la formation – 2006
- La motivation des étudiants à l’université : mieux comprendre pour mieux agir par Rolland Viau – Conférence non publiée, Université de Liège – 2006.
Les deux premiers articles ont une approche plutôt générale du problème, ils précisent le sujet en en définissant les contours : il est sans doute plus précis de parler du « désir d’apprendre » des élèves ou étudiants plutôt que de leur motivation. De ce point de vue, le rôle de l’école est alors de donner envie d’apprendre. C’est d’ailleurs ce que font les pédagogues lorsqu’ils cherchent à « faire désirer à un enfant ce qu’il ne désire pas, en prenant appui sur ce qu’il désire ».
Les deux autres articles proposent des pistes de réflexions et d’actions pour dynamiser les élèves. Viau présente la dynamique de la motivation comme suit :
Il précise par la suite différents facteurs pour chacun de ces points :
Les critères de valeur d’une activité :
- signifiante : l’activité est en lien avec les centres d’intérêts ou le projet personnel de l’élève
- diversifiée et en lien avec les autres activités (quelque soit la matière)
- authentique : l’activité va plus loin qu’un acte purement pédagogique, elle conduit à une production crédible pour l’élève (proche d’un produit professionnel pour les étudiants)
- interdisciplinaire
- durée satisfaisante : ni trop long, ni trop court …
Les critères de compétence d’un apprenant :
- l’activité représente un défi
- l’activité nécessite un engagement cognitif
Les critères de contrôlabilité d’une activité (rôle de l’apprenant dans l’activité)
- responsabiliser l’apprenant
- permettre à l’étudiant d‘interagir avec les autres
Les indicateurs de l’engagement d’un apprenant sont la persévérance (qui correspond à la durée de l’engagement) et l’implication cognitive (qui correspond à l’intensité de l’engagement).
Enfin, lorsque la réussite arrive, tous s’accordent à dire qu’il faut la reconnaître et la valoriser par des encouragements, félicitations, remarques lors des évaluations, ou autres…
Ce bref tour de la motivation et des différents leviers accessibles devrait permettre de mieux préparer les prochaines activités.








