Je suis de plus en plus convaincu que les étudiants doivent être acteurs de leur formation. L’expérience menée cette année dans cette direction me le confirme. C’est dans cet état d’esprit que je prépare l’année prochaine en l’organisant autour d’activités où les étudiants construisent leurs connaissances. Il semble important, au cours d’une telle formation de bien préciser à quelle étape du processus s’intègre chaque activité. La première chose à faire est donc de définir le processus d’apprentissage voire d’appropriation. Bruno Devauchelle le fait très clairement ici. Il présente ainsi tout le processus :
- construction de l’information à partir des données et des faits,
- traitement de l’information pour arriver au savoir,
- passage du savoir à la connaissance par les activités d’apprentissage,
- réinvestissement des apprentissages dans de nouvelles situations pour se les approprier.
Une question se pose maintenant, comment mettre tout ce la en pratique ?
Il me semble que dans un processus de (co-)construction des savoirs, on commence par une phase de découverte qui fait intervenir la recherche de données et des faits, puis l’analyse de ces données pour en extraire des informations. En parallèle ou après peut se faire une découverte par la pratique (à base d’exercices, d’expérimentations ou de tests).
Une fois cette phase de découverte passée, on en arrive à structurer ces informations, elles constituent ainsi le nouveau savoir, qui sera ensuite réinvesti et exploité, par exemple, pour servir de bases à de nouvelles découvertes.
Voici représenté ci-dessous sous forme graphique ma vision du processus.

Mettre l'apprenant au centre de la formation
Il ne faut pas croire pour autant que les étudiants seront en autoformation. En effet, l’autoformation se caractérise par le fait que l’apprenant ne connaît pas les limites du domaine qu’il explore. L’enseignant par contre, connaît ces frontières. Il a ainsi deux rôles :
- former aux différentes étapes du processus,
- aiguillonner, inciter, guider et cadrer la construction et l’appropriation des apprentissages.
Ses interventions devront être plus incitatives que directives (comme le dit Mario Asselin dans sa conversation avec Christophe Batier à propos de l’utilisation pédagogique d’un portfolio).
N’hésitez pas à faire part de vos remarques et réactions à ce sujet, ça n’est pour l’instant qu’une ébauche à peaufiner.