Synthèse de la veille collaborative (suite)

Nous venons de nous rencontrer entre enseignants des 2 formations concernés (BTS IRIS et IUT GIDO) et avons essayé de faire un bilan de ce projet. Tout d’abord le résultat global est plutôt positif :

  • C’est un exercice original et motivant,
  • Il permet de mettre en pratique des méthodes et outils vus au cours de la formation,
  • Lorsque la collaboration se passe bien, les résultats sont riches.

Les critiques portent essentiellement sur l’organisation qui n’était pas assez précise (répartition des tâches, résultat attendu, outils mal adaptés, difficulté à respecter les délais). Ces différents points étaient ressortis de l’enquête auprès des étudiants dont les résultats sont présentés ici.
Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?
Nous étions tous d’accord pour dire qu’il était intéressant de reconduire un projet analogue l’année prochaine en corrigeant quelques imperfections :

  • Bien définir l’objectif du projet et le résultat attendu de la collaboration. Ce résultat doit être limité à un artefact qui n’est pas forcément un rapport papier. C’est à partir de ce choix que vont découler les autres ajustements.
  • Une fois l’objectif final défini, on peut identifier comment les étudiants de chaque formation peuvent concourir pour l’atteindre. Cela nous permettra de définir les rôles et responsabilités des différents étudiants.
  • A partir de ces clarifications, nous pourrons repérer les modes de communication les plus adaptés entre les étudiants et en déduire les outils mettre en œuvre. Il est apparu un manque de communication synchrone entre les étudiants lors de ce projet, il faudra sûrement en tenir compte pour la prochaine occurrence et prévoir sans doute une rencontre en présentiel supplémentaire au cours du projet.
  • Nous n’aurons plus alors qu’à définir un planning complet et précis du déroulement du projet (qui sera transmis aux étudiants) et définir les critères d’évaluation pour chaque formation. Il apparaît que la note reste toujours une carotte efficace pour motiver les étudiants et les inciter à s’impliquer dans une activité.

Sachant que le projet se déroulera l’année prochaine à la même période (fevrier-mars), il nous reste une dizaine de mois pour mettre au point une nouvelle version du scénario. L’objectif actuellement est de mettre au point une grille pour définir le scénario à partir de la grille actuelle et des conclusions tirées de l’expérience.

Synthèse de la veille collaborative

Eh oui! …La veille collaborative est fini … Pendant 2 mois les étudiants du BTS IRIS et de l’IUT Info-Com de DIJON ont dû travailler ensemble pour construire des dossiers sur des thèmes de l’informatique professionnelle. A la suite de ce travail collaboratif, un questionnaire a été envoyé à chacun pour évaluer cette activité. Voici les premiers résultats. D’emblée, on constate que les étudiants ont bien adhéré au principe d’un travail collaboratif et qu’ils ont été satisfaits de la durée et de la définition du cahier des charges. La satisfaction est beaucoup plus mitigée par rapport à l’instrumentation proposée (wiki et blog) et la fréquence des rencontres entre les étudiants des 2 formations. La grande majorité n’est pas satisfaite de la collaboration qui s’est établie …

A la lumière de ces résultats et à la suite d’un débriefing avec les étudiants IRIS, il est ressorti ce qui suit :

  • Il faudrait prévoir une rencontre toutes les 2 ou 3 semaines entre les deux formations à conditions que chacun avance dans son travail respectif. Cette réunion peut se faire en face à face ou à travers des outils standards : clavardage, audioconférence, visioconférence, …
  • Il faut plus définir les rôles et responsabilités de chacun : les ‘veilleurs’ cherchent des documents, les lisent et piochent les passages intéressants tandis que les ’spécialistes métier’ construisent tout au long du projet une synthèse (sous forme de carte par exemple). Cette synthèse sert de base pour chaque rencontre inter-formation.
  • L’utilisation conjointe du blog et du wiki n’a pas été jugée judicieuse : il était difficile de savoir quel outil utiliser quand. Il paraît judicieux d’utiliser un outil de partage de signet (Diigo semble tout à fait approprié avec la possibilité de surligner des passages) plutôt qu’un blog pour partager les ressources repérées.
  • Certains étudiants ont fait ressortir le manque de planification du projet : pour une prochaine fois, on peut envisager un scénario agile qui se déroulerait comme suit :
    • une rencontre de présentation
    • une phase de recherche de vocabulaire métier de base avec définition (on peut envisager une construction collaborative d’un lexique)
    • puis une alternance de rencontres / périodes de veille pour approfondir un des aspects du sujet d’étude.

Voilà pour une première synthèse à partir des réponses des étudiants à l’enquête d’évaluation du projet. Une rencontre avec les enseignants de l’IUT a eu lieue, et la synthèse est ici

les blogs de veille

Les blogs de veille collaborative commencent à pointer leur nez. Voici la liste complète pour accéder à chacun d’enter eux :

Boucle locale
Mesure de déplacement et pression
Méthodes agiles
Vision en industrie
Design Pattern
Supervision
Virtualisation

Tous ces blogs sont regroupés sur la page “Veille Collaborative” de l’espace netvibes de Prodagéo …

Le principe de l’exercice est le suivant : en groupe, des étudiants d’IUT Information-Communication veillent sur un des sujets ci-dessus et animent un blog. Ils doivent y présenter aussi bien leur démarche de veille que les résultats de leur travail. Les étudiants de BTS IRIS (informatique) commentent les billets pour orienter les recherches. On allie l’expertise méthode des uns et l’expertise métier des autres. De plus, les étudiants informaticiens ont la responsabilité d’appliquer au blog une charte graphique définie.

Un nouveau projet qui démarre

Cela fait quelques temps que je vous parle de veille collaborative, de co-construction du savoir, …
Voici la présentation d’un projet de veille collaborative telle qu’elle a été faite qux étudiants des 2 formations (BTS IRIS et IUT info-com) de Dijon qui se sont réunis il y a quelques jours dans les locaux de l’IUT.
Ce projet se déroule de mi-janvier à fin mars 2009. Le scénario du projet est disponible ici.

Un scénario pour la veille collaborative

Voici une représentation graphique du scénario du projet de veille collaborative entre les étudiants du BTS IRIS du lycée Eiffel et ceux de l’IUT info-Com (2 formations de Dijon).

scenario_veille_collaborative2

Voici la liste des différents sujets abordés :

- les méthodes agiles de gestion de projet
- les superviseurs
- les mesures de pression et déplacement
- la boucle locale
- la virtualisation
- les design pattern
- les capteurs de vision et leur utilisation industrielle

Dès que les blogs de veille seront en place, les différentes adresses seront diffusées largement …

Prodagéo sur Netvibes

Il me semble intéressant de partager ses sources d’information préféres. C’est dans cet esprit que j’ai ouvert une page publique sur NetVibes. Vous y retrouverez mes flux RSS en lien avec les projets décrits dans ce blog. N’hésitez pas à me faire connaître vos favoris afin d’enrichir cette page.

co-construire le savoir

Je lisais ce matin un article de Jean-Paul Pinte sur l’utilité de la veille pédagogique. Un paragraphe m’a particulièrement interpellé :

1 – La position de l’enseignant face aux TIC dans l’article

“Quant au Professeur, il n’aura plus d’ici 2010 ce rôle de transmetteur de connaissances et de « pontificateur » à quelques exceptions près de cours magistraux et séminaires se révélant toujours efficaces, mais plutôt celui de «facilitateur d’apprentissage» intervenant ici et là pour questionner, suggérer, tutorer, encourager et guider les étudiants dans leur recherche d’informations sur le Web par exemple…” (JP. Pinte)

Nous sommes actuellement en 2008 et globalement assez loin de la prédiction. Cependant, même si l’échéance de 2010 ne sera sans doute pas respectée, il me semble certain que l’on tend vers cette évolution du métier d’enseignant. Mais au fait, qu’est-ce que je fais, moi, dans cet esprit d’”enseignant facilitateur” ?

2 – Une mise en situation concrète

Je suis convaincu que l’enseignant doit former ses étudiants à s’auto-former. Dans cet esprit, une idée (lumineuse ?) m’est venue : le prochain cours doit être une présentation d’XML dans toutes les dimensions imaginables (application, normes, standards, principes, outils, logiciels, les langages XML, …). Pourquoi ne pas profiter de ces 2h30 pour appliquer ce beau principe ? J’envisage la séance en 3 temps (les durées sont indicatives et définies à priori) :

- 10′ de présentation des bases d’XML, langage à balise extensible.

- 1 h 40′ de recherche sur internet : les étudiants, en petits groupes, doivent repérer les informations qui leur semblent importantes ainsi que les sites où ils les ont trouvées, en découpant le sujet en différents thèmes, par exemple :

* Les solutions logicielles qui permettent de travailler sur et avec des documents XML
* Les langages XML (présentation d’une liste de langages définis et de leur utilisation)
* Les formats de syndication
* Les parseurs et leur intégration dans les outils de développement
* XML et les bases de données : concurrents ou complémentaires ?
* XML dans les suites ‘Office’

- 40′ de synthèse en construisant en groupe des cartes de connaissance du sujet à partir des fruits de leur recherche. Ces cartes doivent, in fine, être accessibles sur internet pour que chacun puisse les consulter.

3 – La position de l’enseignant pendant la séance

Je vois déjà poindre les remarques du style : “il fout rien le prof ! il pompe tout sur internet …”. C’est vrai que l’essentiel du contenu de mes cours est sur internet, ça n’est pas spécifique à cette séance … J’envisage la position de l’enseignant lors de ces deux phases comme suit :
- avant la recherche :

* Il présente rapidement les bases du sujet nécessaire à la compréhension des documents que les étudiants devront rencontrer pendant leur recherche.
* Il définit différents axes de recherche
* Il compose des groupes d’étudiants (3 à 5 étudiant par groupe) qui travailleront conjointement sur un des axes définis
* Il incite les étudiants à s’organiser au sein de chaque groupe. L’organisation peut se faire d’abord en utilisant différents outils de recherche pour cerner les grandes lignes puis en découpant le domaine en sous-domaines.

- pendant la recherche : Il “questionne, suggère, tutore, encourage et guide” les étudiants dans leur méthode de recherche.

- pendant la synthèse : Il “questionne, suggère, tutore, encourage et guide” les étudiants dans leur analyse et exploitation des informations récoltées.

Même si le résultat est important (c’est quand même le contenu du cours qui est en jeu !), l’objectif premier porte plus sur l’apprentissage d’une méthode d’auto-formation. Il paraît indispensable dans cette otique de savoir trouver l’information là où elle est mais aussi de savoir l’analyser, l’exploiter et en tirer le meilleur.

La réalisation finale des cartes pourra se faire en utilisant l’un des logiciels suivants : mindmeister, mindomo, gliffy, bubbl, mind42 (nativement collaboratif), freemind ou autre. On peut envisager que chaque groupe teste un de ces logiciels …

De l’agilité …

Voilà un sujet qui m’occupe ces temps ci : l’agilité ! On en parle de plus en plus pour la gestion de projets (par exemple dans ce blog que j’aime bien) et j’essaie de voir comment on peut l’intégrer dans la formation informatique de BTS. D’abord, voici les grandes lignes de l’agilité :

  • cycle de développement court
  • fourniture régulière de nouveaux livrables (principe d’incrémentation et d’itération)
  • communication (dans l’équipe de projet et avec le client/utilisateur, ce qui impose une gestion des feedbacks)

Ce qui peut se résumer par la définition de Véronique Messager Rota, dans Gestion de projet : Vers les méthodes agiles : “Une méthode agile est une approche itérative et incrémentale, qui est menée dans un esprit collaboratif avec juste ce qu’il faut de formalisme. Elle génère un produit de haute qualité tout en prenant en compte l’évolution des besoins des clients” (merci QualityStreet !!!)

Plusieurs portes d’entrées sont envisageables pour ma problématique. Voici mes réflexions :

  • Intégration de l’agilité dans le thème de fin d’étude

Pendant 5 mois (à raison d’une quinzaine d’heures par semaine), les étudiants doivent développer un projet informatique à caractère industriel. Voilà un cadre idéal pour mettre de l’agilité ! Oui, mais !… le référentiel qui définit notre diplôme précise bien qu’il faut s’appuyer sur le ‘cycle en V’. C’est vrai qu’il date de 2002, et je sais bien qu’on ne change pas ce genre de document tous les ans … De plus, nous devons présenter un cahier des charges de chaque projet proposé avec un planning prévisionnel : est-ce jouable en restant agile ? Est-ce vraiment la bonne solution ???

  • Etre agile ailleurs : par exemple, sur un projet de veille technologique

Pendant 3 mois, nos techniciens vont travailler avec des étudiants de l’IUT Info-Com de Dijon pour faire de la veille sur un sujet de l’informatique professionnelle (sujet à définir, du type : le wifi industriel, les superviseurs, la boucle locale, …). Ce projet est d’initiative personnelle et donc aucun texte ne bride quoi que ce soit !!! Cependant, pour être agile, il faut quand même mettre en place des méthodes et peut-être des outils… Une précédente expérience de veille (présentée ici) me paraît dans l’esprit agile. Encore faut-il adapter ce scénario au nouveau projet et y intégrer de l’agilité. Il me semble que la méthode scrum, présentée ici, peut répondre à mes besoins.

L’objectif final est de voir comment mettre en oeuvre la méthode puis la généraliser pour d’autres projets pédagogiques. Je compte bien profiter de l’Agile Tour 2008 à Besançon le 1er octobre pour approfondir le sujet …

Les différentes cartes de blog

Voici les liens vers les cartes réalisées par les étudiants relatives à leurs recherches :
- Bases de données
- Convergence VDI
- matériel pour serveurs
- sécurité
- clients riches
- géolocalisation
- RFID
- Pocket PC
- Systèmes d’exploitation
- Virtualisation

Bonne visite cartographique !

Travail documentaire collaboratif

Convaincu que nos étudiants doivent apprendre à travailler avec des personnes de cultures et formations différentes, je suis entré en contact avec les enseignant de l’IUT Info-Com de Dijon. Très vite, nous avons vu l’intérêt pour les étudiants de travailler ensemble sur de la veille (dans la suite de ce qui s’est fait cette année). Nous allons donc monter un projet de travail documentaire collaboratif pour le deuxième semestre de l’année scolaire (de janvier à juin 2009). Tout est à monter, aussi bien pour motiver les étudiants des 2 formations à travailler ensemble que pour la forme du travail et les artefacts attendus à la fin de l’exercice.
En parallèle de cela, les étudiants informaticiens vont travailler sur un projet informatique à caractère industriel. Il me semble judicieux que le projet documentaire traite d’un aspect du projet informatique. Dans l’état actuel de ma réflexion, j’envisage 3 finalités possibles pour ce travail, dépendant du sujet traité :
- un lexique d’un domaine technique avec cartographie du domaine (cela reprend ce qui a été fait cette année en accentuant l’aspect définition des termes du domaine),
- un guide de choix de matériel (pour présenter quelles questions se poser avant d’investir dans une solution technologique et présenter des solutions implantées),
- un inventaire des solutions technologiques présentes sur le marché présentant les caractéristiques essentielles et  les avantages de chaque produit (la revue j’automatise en fait à chaque numéro, voici celui qui concerne les composants industriels de sécurité).

La question du choix des outils est toujours de mise. Le blog me plaît bien et les plates-formes du web pédagogique ou wordpress sont de qualité, elles sont en lignes et offrent pas mal de possibilités. En contrepartie, Moodle propose un outil pour gérer un lexique en interne, couplé à un wiki ou un blog interne à Moodle, cela pourrait être intéressant … Cette solution offre en plus la possibilité d’avoir la main sur toutes les publications et de pouvoir prévenir toute dérive.

Il me semble important que l’évaluation ne porte pas que sur le résultat mais aussi sur la méthode.  Cela se mettra en place à partir de septembre en collaboration avec les enseignants de l’IUT.

Pour ce qui est des sujets de ces travaux documentaires, j’ai déjà quelques idées mais je trouve sympa de laisser un certain suspens, je pense que cela participe à la motivation des étudiants (n’hésitez pas à me contacter si vous voulez des précisions…).

Enfin, je lisais ce matin un article sur les 5 éléments fondamentaux de l’apprentissage coopératif, et je me disais que le lien entre le projet informatique et le projet documentaire était pour les étudiants informaticiens une vrai source de motivation. Il faut encore voir comment motiver les étudiants documentalistes pour ce projet.