quand on croise Bloom et motivation …

Déçu par l’attitude passive des étudiants (absentéisme, absence de travail, …), il m’a semblé important de faire le point avec eux sur leurs motivations internes et comment ils abordent la dernière ligne droite avant l’examen. (cette problématique est répandue quand on voit ce qui se met en place au Quebec). La discussion s’est attardée sur les moyens possibles à mettre en œuvre pour augmenter les chances de réussite de chacun (les idées sont d’eux, seul le classement est de moi) :

l’incontournable : être en bonne forme physique. Quelques élèves ont effectivement des problèmes de santé chroniques, d’autres se limitent à la maladie du vendredi matin…

le minimum : venir en cours. Eh oui ! notre classe de BTS a l’honneur d’avoir le record d’absentéisme !

l’efficace : s’impliquer et suivre en cours, prendre correctement des notes et s’organiser.

l’approfondissement : travailler chez soi, travailler en groupe, retravailler les anales et exercices vus …

L’idée est ensuite de laisser chacun analyser cette grille, voir où il en est et où il souhaiterait/devrait être pour se donner des bonnes chances de réussite à l’examen.

J’avais prévu ensuite de relire avec eux la taxonomie de Bloom en essayant de voir comment chaque niveau de la pyramide se traduit dans leur formation.

  • Connaissance : mémorisation des connaissances élémentaires,
  • Compréhension : lecture et compréhension de documents techniques,
  • Application : exploitation des documents techniques lus précédemment,
  • Analyse : soit au niveau d’un projet (analyse d’un problème à partir du besoin), soit au niveau d’un programme (correction de dysfonctionnements = debug),
  • Synthèse : développer une solutions (définir des critères de choix pour un composant (service, logiciel, plugin, …) et l’installer pour répondre à un besoin,
  • Evaluation : critique d’une solution, comparaison de différentes solutions pour répondre à un besoin.

Les derniers niveaux sont à mon avis étroitement liés et la différenciation me semble quelque peu artificielle (d’ailleurs Anderson et Krathwhol, disciples de Bloom, ont revisité cette taxonomie en 2001 en inversant ces 2 niveaux).

L’objectif est ici d’aider les étudiants à voir leurs forces et faiblesses dans le processus d’apprentissage.

La conclusion principale que j’en tire est que c’est au niveau de la connaissance que ça bloque le plus. Les étudiants n’arrivent pas à s’impliquer/se motiver pour apprendre le minimum nécessaire pour être autonomes… C’est dommage parce qu’une fois cette barrière franchie, ils se débrouillent plutôt bien pour les autres niveaux. Force est de constater qu’apprendre par cœur est ingrat et très peu valorisé dans notre société où l’on se décharge de plus en plus sur des outils pour mémoriser à notre place (répertoire dans son portable, bookmarking, …). C’est très pratique pour toutes sortes de données mais il me semble important d’utiliser la mémoire humaine pour certaines informations afin de tisser des liens et construire des connaissances …

Une Réponse to “quand on croise Bloom et motivation …”

  1. prendre des notes … « Prodageo Says:

    […] quand on croise Bloom et motivation … […]


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