Des outils numériques pour …

A quoi servent tous les outils outils numériques que l’on nous propose ? Quel usage en faisons-nous ? Il me semble important de repérer ces usages pour pouvoir ensuite former et accompagner nos publics (qu’ils soient élèves, étudiants ou stagiaires) dans une utilisation raisonnée et pertinente des outils numériques.

Voici un premier jet de cartographie de ces usages. N’hésitez pas à proposer d’autres usages, il en manque sans doute et la liste n’est pas limitative …Des outils numériques pour : Communiquer, s'informer, archiver, partager, créer, collaborer, automatiser, planifier, analyser, simuler, écouter, lire, visionner, acheter, jouer, capter, mesurer

 Mises à jour :

le 26/09/15 : ajout de Ecouter, lire, visionnerAcheterSimuler Jouer.

le 28/09/15 : ajout de Mesurer, capter et modification de Organiser en Planifier.

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Adaptive learning : présentation et enjeux

L’article de Philip Kerr (en anglais) présente un panorama complet de l’adaptive learning (apprentissage adaptatif) en partant des mécanismes mis en œuvre pour aller jusqu’aux enjeux sur l’éducation. Voici ma synthèse de cette ressource pertinente.

1 – Présentation de l’apprentissage adaptatif

Vous pouvez accéder en cliquant sur la carte ci-dessous à une synthèse de la partie ‘présentation’ de l’article qui regroupe les différents éléments présentés selon trois modèles : le modèle pédagogique, le modèle économique et le modèle de données construit et exploité.

adaptive learning

adaptive learning

Cette approche de l’enseignement induit quelques réflexions critiques, présentées dans l’article et que je partage.

2 – Le modèle est dicté par le marché

Ça n’est pas nouveau, c’était déjà recherché avec les MOOC, mais cela devient de plus en plus clair. On est loin de la philanthropie angélique prônée par les évangélistes des MOOC. L’idée est clairement de proposer un outil économique pour faire apprendre les étudiants. La solution proposée est considérée comme le meilleur compromis coût-accès-qualité.

On peut voir que des financeurs de premier rang soutiennent cette démarche (OMC, OCDE, fondation B&M Gates, etc…). Ces subventions, sans doute conséquentes, permettent de limiter l’impact de la R&D sur le coût global du produit et d’accélérer sa rentabilité.

3 – L’individualisation des parcours

L’apprentissage adaptatif peut effectivement être pertinent pour résoudre partiellement des problèmes d’hétérogénéité des classes. Cependant, ça n’est pas la seule solution. Anne Sliwka propose une autre vision dans son article From homogeneity to diversity in German education qui se résume dans le schéma ci-dessous :

homogénéité-hétérogénéité-diversitéJ’apprécie particulièrement cette approche, plus exigeante pour l’enseignant, mais qui ne vise plus une individualisation mais une personnalisation du parcours (cf. l’individu, la personne et le MOOC).

4 – L’enseignant est tenu d’évoluer

On le disait déjà avec les MOOC (et même avant), on le redit encore ici… Mais cela semble de plus en plus inévitable. L’apprentissage adaptatif est sûrement un bon outil pour tout ce qui tient de la mémorisation de savoirs et de ‘gestes élémentaires’ (par exemple pour la prise en main de logiciels). Mais si tout le contenu est ainsi proposé en ligne, le cours en face à face doit évoluer pour être un espace de manipulation, d’intégration et de développement de compétences.

Marcel Lebrun ne disait pas autre chose en 2009 : si l’enseignant a peur de disparaître face au numérique, il a sans doute raison … s’il n’apporte pas une plus-value significative de questionnement, de validation, de sens (à la fois orientation et signification) pour les étudiants.

Cette évolution nécessaire doit être intégrée rapidement pour accompagner et former les enseignants à ces démarches et éviter qu’ils ne soient déqualifiés. Ce travail a aussi un coût qu’il va falloir prendre en compte (et pour l’instant, les financeurs de la R&D cités ci-dessus ne se sont pas positionnés pour cette dépense).

5 – Quel modèle d’enseignement-apprentissage voulons-nous ?

L’apprentissage adaptatif propose l’accumulation d’un savoir atomisé et vise une tête bien pleine. Cette approche ne semble pas suffisante. L’enseignement doit surtout développer des compétences de haut niveau : apprendre à apprendre, esprit critique,  créativité, travail en équipe/collaboration, …

Encore une fois, il ne faut pas croire que la technologie (MOOC, apprentissage adaptatif ou autre) sera LA solution magique a tous les problèmes. Par contre, son usage raisonné dans une démarche construite peut offrir des contextes d’enseignement riches et tout à fait pertinent.

De même, une base de la pédagogie est de proposer des activités variées : ne nous limitons donc pas à la solution ‘buzz’ du moment.

Conclusion en forme de vœux

Il est temps que les acteurs de l’éducation, à tous les niveaux, se réveillent et redéfinissent notre modèle éducatif si l’on ne veut pas subir demain un modèle dicté par le marché globalisé et des groupes étrangers : le français étant une des langues les plus parlées du monde, des éditeurs vont sans doute vite proposer des outils pour la francophonie et donc interférer sur notre modèle éducatif national…

Je vous souhaite donc une belle année 2015, année du réveil pour construire ensemble un modèle éducatif qui ne se limitera pas à l’aspect pédagogique mais intégrera aussi l’aspect économique…

Un MOOC pour former ses équipes

Vous souhaitez former vos équipes en vous appuyant sur un MOOC en prévoyant un accompagnement spécifique en interne ? Moi aussi ! Voici un point d’étape de mes réflexions à ce sujet, fruit d’une première expérience lors d’ITyPA2. Je suis plutôt intéressé par l’utilisation des MOOC connectivistes (cMOOC), mais  ces réflexions peuvent sans doute s’appliquer à de MOOC plus ‘académiques’ et directifs (xMOOC).

team meeting

1 – Le choix du MOOC

Eh oui ! la première question est bien sûr : « sur quel MOOC vais-je m’appuyer ? »

Pour répondre à cette question, je vous propose de répondre d’abord  aux trois questions suivantes :

  1. Quels savoirs / savoir-faire / compétences je souhaite voir mes équipes développer ?
  2. Combien de temps puis-je libérer mes équipes pour cette formation (par semaine et sur combien de semaines) ?
  3. Quelle est la période la plus pratique pour cette formation ?

Maintenant, vous pouvez consulter quelques sites (la liste n’est pas exhaustive) où vous trouverez peut-être votre bonheur.

Les MOOC francophones (il y a sans doute des recouvrements entre ces différents sites) :

Les autres MOOC sur les différentes plateformes :

2 – La présentation aux équipes

Vous avez choisi le MOOC adapté et vous devez maintenant présenter le dispositif à vos équipes. Il est important d’expliquer  :

  • Pourquoi monter une formation s’appuyant sur un MOOC ? (ça pourrait faire l’objet d’un prochain billet …)
  • Pourquoi ce MOOC-là ?
  • Comment va se dérouler la formation ? (durée, temps libéré, modalités, outils, …)
  • Quels sont les objectifs et attendus de la formation ?

Lors de cette présentation, vous expliquerez bien sûr vos critères de choix du MOOC sélectionné en vous appuyant sur les objectifs affichés. Il est important à ce moment-là de laisser une certaine liberté aux participants sur la définition de leurs objectifs personnels propres dans cette formation, et cela pour deux raisons :

  • C’est un facteur de motivation important que de pouvoir faire des choix dans une formation, et le choix des objectifs n’est pas un choix anodin.
  • Vos collaborateurs savent ce dont ils ont besoin, parfois mieux que vous. Ce serait dommage de passer à côté de cette information !

Ces différents points pourraient être regroupés dans un syllabus qui présente le dispositif de façon la plus claire possible en insistant sur l’alignement entre les objectifs, les méthodes et les outils voire l’évaluation.

3 – Le positionnement

En plus des objectifs personnels visés, il me semble important que chaque participant vivent un positionnement pour faire le point par rapport aux pré-requis nécessaires.  Plusieurs aspects sont à étudier  avec à chaque fois des exemples de réponses possibles qui seraient à affiner:

a) Quel rôle tenir dans le MOOC ?

  • acteur proactif  : initiateur d’activité, producteur de ressources …
  • acteur réactif : suiveur sur des travaux collaboratifs, commentateur de billets, …
  • spectateur collectif : curateur et diffuseur de contenu (pour un groupe identifié ou non),
  • spectateur personnel : suivi de l’activité pour son propre compte.

b) Quelle attitude face au partage ?

  • « qu’ai-je d’intéressant à partager ? »  : on filtre avant de partager,
  • « en quoi ce que j’ai à partager est intéressant ? » : on est prêt à partager mais on doute de l’intérêt de sa contribution,
  • « je partage, ceux que ça intéresse y trouveront leur compte » : on partage sans évaluer l’intérêt de sa production ni les retombées qui peuvent en découler.

c) Quelle capacité à apprendre en autonomie ?

  • quelles compétences informationnelles ? (recherche d’information, veille, repérage des ‘bonnes’ ressources, …)
  • quelle capacité à se fixer des objectifs ? (cf. SMART)
  • quelle capacité à l’analyse réflexive ? (prise de recul, relecture d’expérience)
  • quelle capacité à s’auto-évaluer ?
  • quelle capacité à gérer son temps ?

4 – Exploitation du positionnement : le pré-MOOC

Ces éléments vont vous permettre de faire le point avec vos équipiers : quelle est l’adéquation entre les objectifs visés et les compétences de chacun ? Cette analyse vous permettra de définir le contenu d’un pré-MOOC, afin de mettre à niveau vos équipiers pour qu’ils puissent suivre le MOOC dans de bonnes conditions. Ainsi, vous pourrez :

  • les initier à la prise en main des outils élémentaires que vous aurez repérés (plate-forme, twitter, blog, flux RSS, …),
  • leur proposer des outils méthodologiques,
  • travailler le partage et la mutualisation (au moins au sein de l’équipe).

5 – REL 2014

REL 2014 est un CLOM (Cours en Ligne Ouvert et Massif, francisation de MOOC) qui traite des ressources éducatives libres. La première semaine de ce cours propose des éléments qui rejoignent les pistes proposées ci-dessus :

Ces questions d’accompagnement me semblent essentielles et pour l’instant pas encore assez prises en considération par le plus grand nombre. Pour avoir un autre regard sur ce sujet, vous pouvez lire l’interview de Thierry Laffont, co-responsable du MOOC Le digital, vivons-le ensemble  qui propose des pistes intéressantes à intégrer lors de la conception d’un MOOC.

Cette démarche et ces réflexions peuvent aussi être utilisées par n’importe quel participant autonome à un MOOC.

N’hésitez pas à partager vos réflexions ou expériences à ce sujet …

Crédit photo : team meeting CC by r woodleywonderworks

#CLOM_REL : Ouvrir ses ressources, pourquoi ? ou pourquoi pas ?

120px-Logo_Ressources_Educatives_Libres_(REL)_mondial.svgJe me suis inscrit récemment au CLOM (version francophone du MOOC) REL2014 sur les ressources éducatives libres et je me pose la question des arguments en faveur de l’ouverture des ressources. Pourquoi les partager ? ou pourquoi pas ? Voici donc quelques éléments d’argumentation…

1 – Je travaille actuellement dans un service publique et il me semble cohérent que le fruit de l’argent public soit public (ce sont vos impôts qui payent mon travail). Tout le monde n’est pas d’accord avec ce principe, mais c’est une position que j’essaie de défendre …

2 – Le partage et le brassage d’idées sont enrichissant. Il est remis en question par les consommateurs profiteurs qui utilisent sans rien apporter (ni ressource, ni même commentaire ou partage d’expérience sur l’exploitation des ressources libres). Ceci étant, ouvrir ses ressources nous fait entrer dans une communauté en ligne qui respecte la règle du 90-9-1. Il ne faut pas donc s’attendre à un retour phénoménal…

3 – Partager ses ressources peut aussi être vu comme un acte marketing pour promouvoir ce que l’on fait et/ou ce que l’on sait faire.

4 – Enfin, en lisant le monde avec Internet de S. Soudoplatoff, je suis tombé sur ce passage :

« Ce ne sont pas vos brevets qui vous protègeront de la concurrence, mais votre rapidité d’exécution » (Auguste Detoeuf, premier président d’Alstom). Cette phrase est l’antithèse d’un monde basé sur le stock (le brevet en occurrence) et prône une économie de la valorisation, donc le flux. […] l’usage du savoir afin de résoudre des problèmes dans un contexte est ce qui porte de la valeur.

Cette réflexion rejoint ce que disait Thomas Friedman dans le NY Times : « The world only cares, and will only pay for, what you can do with what you know ».

Ainsi, la valeur n’est pas le stock des ressources mais bien dans la dynamique que nous pouvons créer autour, que ce soit en les associant, en les adaptant et en les utilisant pour rendre nos formations riches, actives, porteuses de sens et favorisant le développement de compétences …

C’est notre dynamique et notre capacité à innover qui sont notre vraie richesse. Les ressources que nous pouvons partager sont alors des indicateurs de cette dynamique !

Ces réflexions méritent d’être débattues, n’hésitez pas à réagir !

Crédit photo : Logo Ressources Educatives Libres (REL) mondial CC by Jonathasmello

Comment j’apprends ?

Dans le cadre d’ITyPA, on m’a demandé de présenter comment j’apprends et l’espace d’apprentissage que j’ai construit. Voici donc quelques pistes sous forme d’un schéma commenté organisé autour de 4 pôles et de nombreuses sources d’information…

Mon EAP en 2013

Mon EAP en 2013

1 – M’informer

Ce premier pôle consiste à récupérer, filtrer et faire une première analyse des informations qui me parviennent. J’ai trois sources d’information principales :

  • mon réseau, constitué de personnes physiques, bien réelles, qui ont une vraie vie, avec qui j’ai des interactions directes (famille, amis, collègues) ou en ligne (réseau étendu). pour suivre les informations émises par mon réseau étendu, j’utilise essentiellement twitter, un tout petit peu facebook et je suis abonné à plusieurs blogs via leurs flux RSS. Je centralise toutes ces informations sur hootsuite (pour les réseaux sociaux) et netvibes (pour les flux RSS). Je suis aussi quelques personnes sur Scoop.it !
  • mon expérience professionnelle et personnelle : mon travail, mes difficultés, mes stratégies, mes échecs, mes succès, mes productions … Tous ces aspects sont des supports à la réflexion personnelle avec une approche de type « analyse de pratique » dans une optique d’amélioration continue.
  • les média traditionnels : plus particulièrement la radio et des livres, de temps en temps une conférence.

Il existe une zone ‘intermédiaire’ qui correspond à une première appropriation, à chaud, des sources. Pour l’instant j’utilise diigo avec sa fonction de surlignage et ses commentaires (que je devrais plus utiliser). Je pense qu’evernote doit être un outil riche mais pour l’instant, je n’ai ni le temps ni l’envie de me pencher sur un nouvel outil.

2 – Analyser et créer de liens

Ce pôle correspond à un temps solitaire de réflexion, de rumination (au sens le plus noble du terme, bien sûr !) pour interroger ce que j’ai vu, lu ou entendu afin de créer des liens. La grande difficulté consiste bien sûr à trouver et prendre ce temps. On a tous nos temps de réflexion plus ou moins réguliers. Personnellement, j’ai des préférences :

  • les temps de transport, notamment dans le train où je peux réfléchir avec un papier et un crayon.
  • la marche et le repassage qui sont des activités qui mobilisent le corps et libèrent la tête (non ! ne m’apportez pas votre linge, on en a bien assez à la maison …)
  • les insomnies, alors là, ça n’est pas du tout une préférence, mais quand ça commence à tourner dans la tête, je ne sais pas arrêter la machine ;-( …

J’ai un ami qui réfléchit en se brossant les dents, c’est à chacun de trouver son bon moment !

3 – Formaliser

Mettre en forme ses idées, quelle que soit la forme (texte, dessin ou autre …) nécessite d’avoir les idées claires. Ça pousse à aller plus loin, c’est ainsi un fabuleux levier d’apprentissage. Cette mise en forme permet de présenter son point de vue à d’autres personnes (son réseau, par exemple) afin que cela devienne un sujet d’échange, voire de confrontation. Personnellement, j’ai besoin d’une approche graphique pour visualiser concrètement les liens entre les différents concepts. Je préfère utiliser un logiciel de dessin qu’un outil de carte heuristique car cela donne plus de liberté dans la représentation. Actuellement j’utilise cacoo qui est un service en ligne, interfaçable avec mon compte google qui permet de travailler collaborativement sur un dessin. Comme il est bon de centraliser ses publications et que je ne produis pas que des schémas, j’utilise aussi ce blog pour formaliser mes idées. Vous pourrez aussi trouver quelques diaporamas sur slideshare

J’apprécie particulièrement ces deux outils (blog et logiciel de dessin) en ligne qui permettent un accès en mode édition de partout, sans souci de clé USB.

Bien sûr, j’utilise encore une suite office pour de nombreux documents internes …

4 – Partager

Une fois qu’on a mis ses idées en forme, il n’y a plus qu’à les partager pour avoir les retours de son réseau. Il est alors essentiel d’accepter les critiques constructives. Le partage n’est pas forcément évident mais quelques principes de base permettent de se décomplexer :

  • on est tous en train d’apprendre
  • on fonctionne dans un mode d’apprentissage mutuel, par les pairs
  • en partageant, on alimente le pôle « s’informer » de notre réseau (c’est un juste retour des choses, non ?)

On peut aussi partager directement une information reçue de son réseau (par un RT par exemple) mais je ne pense pas que cela mène à un apprentissage…

Enfin, je pense que Scoop.it est un outil très pertinent qui permet de combiner intelligemment les deux modes de partage. Cependant, je me pose quelques questions avant de me lancer :

  • utilisation personnelle ou pour mon institution ?
  • quelle ligne éditoriale ?
  • utilisation seul ou à plusieurs ? (si c’est à plusieurs, peut être que ça n’est pas le meilleur outil, sauf qu’il est très utilisé et propose donc un réseau très riche …)

5 – Pour conclure

Mon apprentissage suit une démarche agile, à partir de grands axes directeurs : la pédagogie et les apprentissages, la collaboration et l’entreprise 2.0.

Il s’appuie sur 3 grands principes :

  • le questionnement perpétuel des connaissances et des pratiques,
  • l’absence de maîtrise sur les sources d’information,
  • l’acceptation d’un avancement chaotique.

Et vous, comment apprenez-vous ? Ce schéma vous convient-il ou en avez-vous un autre ?

Quelques pistes pour l’analyse réflexive

Cela fait un moment que je prône les pédagogies actives pour développer les compétences des apprenants. J’insiste régulièrement sur l’importance de mener avec eux une analyse réflexive pour les aider à formaliser leurs apprentissages qui ne se limitent pas au domaine disciplinaire.

Dans un premier temps, je me suis appuyé sur le travail d’Yves Morin, que j’avais synthétisé ici. Même si je suis totalement d’accord avec les différents pôles d’analyses, il apparaît que les apprenants ont parfois du mal à s’approprier des concepts comme la métacognition. Ainsi, j’ai tenté de reprendre ce schéma pour en simplifier l’approche et l’appropriation. Voici donc quelques pistes pour creuser différentes facettes de l’apprentissage, en espérant qu’elles aideront chacun à avancer dans l’analyse réflexive et/ou son accompagnement…

Analyse réflexive : quelques questions à (se) poser

Analyse réflexive : quelques questions à (se) poser … (CC-by Jackdub)

une vision du portfolio d’apprentissage

Yves Morin présente dans son blog un article très pertinent sur le portfolio où il indique comment il l’utilise pour évaluer le travail de ses étudiants. Je vous en propose une synthèse en deux citations et un graphique.

« [Utiliser le portfolio] pour faire travailler les étudiants significativement et leur apprendre à s’assumer comme apprenant, à se responsabiliser, à s’autoréguler, à s’impliquer et  à être autonome. »

« Le cahier d’apprentissage fournit l’occasion à l’étudiant de se développer au travers son cheminement personnel. L’étudiant est celui qui bâtit son cahier, il exerce ses choix et son droit sur le contenu, il représente ce qu’il est comme apprenant et ce qu’il devient. »

Enfin, Morin présente comment le portfolio permet d’agir sur la personne, les tâches, les stratégies cognitives, métacognitives et motivationnelles, les objectifs visés et les représentations initiales. (variables définies par Noël, Romainville et Wolfs, autour desquelles l’étudiant pourrait construire sa connaissance). Vous avez ci-dessous une représentation graphique, synthétique de ma lecture de l’article (en espérant ne pas trop dénaturer les propos de l’auteur …)

Une adaptation graphique du cahier d’apprentissage (ou portfolio), d’après Y.Morin

Si le sujet vous intéresse, allez lire l‘article original !!!

Les apprenants au centre – et les outils, on les met où ?

Voici le troisième billet de la série exploitant le modèle centré sur les apprenants. Après avoir étudié l’influence de ce modèle sur la motivation des étudiants puis sur les champs d’intervention de l’enseignant, nous allons aborder l’influence que ce modèle peut avoir en termes d’outils. La conclusion est navrante de simplicité : l’outil ne fait pas l’usage !

Si l’on reprend le modèle, les différents cercles concentriques concernent :

  • la collaboration, le partage, la communication,
  • l’approche disciplinaire,
  • l’analyse réflexive,
  • l’exploitation, la publication, le partage.

Nous n’aborderons pas l’approche disciplinaire car chacun connaît déjà les outils, logiciels, ressources disponibles pour telle ou telle discipline et je ne me risquerai pas à en faire une liste … Par contre, les 3 autres dimensions, plus génériques et facilement transférables dans un contexte spécifique me semblent intéressantes à explorer, à partir d’analyses de pratiques.

1 – Les étudiants collaborent

Au départ, il me semblait essentiel de faciliter le partage et les échanges entre étudiants. Pour cela, j’avais envisagé 3 outils : un forum, pour la discussion ‘à bâton rompu’, un outil de partage de signets (diigo), pour le partage de liens pertinents en lien avec la formation et un wiki pour construire une mémoire collective, un partage d’expérience, une base de connaissances. Finalement, de ces 3 outils, seul le wiki a été réellement utilisé par les étudiants (par exemple, ici).

En fait, beaucoup de situations collaboratives n’ont pas nécessité d’outil spécifique. Étant donné que les étudiants se voient tous les jours et sont en cours avec nous 18 heures par semaine, on peut comprendre qu’ils ne ressentent pas le besoin d’utiliser un outil particulier pour communiquer et partager.

Cela permet de rappeler que la collaboration et le partage sont d’abord un état d’esprit , les outils sont là pour faciliter leur mise en œuvre.

Afin d’aider à la mise en place d’un dispositif, si l’on doit choisir un (des) outil(s), il me semble pertinent d’analyser les besoins selon trois directions :

  • les contraintes de distance et de temps des participants,
  • l’archivage des participations,
  • l’humanité (l’outil permet-il une certaine convivialité ou complicité ?).

2 – Les étudiants relisent pour analyser

Pour instrumenter cette pratique réflexive, il me semble important d’offrir aux apprenants un outil avec les caractéristiques suivantes :

  • gestion d’un espace double : privé / public (dans l’idée de publication/partage),
  • archivage de tout type de ressources (vidéo, audio, texte),
  • espace d’expression/rédaction libre.

Je viens de dresser les grandes caractéristiques du portfolio ! Plusieurs outils sont envisageables, mahara est très abouti mais je pensais que le blog aurait été plus facile à prendre en main Finalement : ni l’un, ni l’autre ! En effet, l’outil n’est d’aucune utilité si les apprenants ont des difficultés pour relire leurs expériences 😦 ! L’année a donc été plus orientée vers l’apprentissage de cette relecture. Pour cela, encore des outils …

Dans un premier temps, j’intégrais dans l’évaluation des modules une question du type : « Qu’avez-vous appris, découvert ou redécouvert ? » (comme ici) ou  « Pour quelle(s) raison(s) êtes-vous fier de vous ? » (comme). Ces questions permettent d’avoir un premier niveau de relecture en facilitant une certaine objectivation de l’expérience. Par contre, cela ne permet pas d’aborder toutes les phases de l‘experiential learning de Kolb. Nous avons donc approfondi le sujet et proposé une grille complète de lecture de nos modules.

Après un rappel du cadre du module, qui reprend les grandes lignes du syllabus en insistant bien sur les objectifs visés, la grille se décompose en 4 chapitres :

  • relecture du déroulement du module (en s’appuyant sur un journal de bord)  : démarche adoptée, temps passé pour chaque étape, productions marquant l’avancement dans l’apprentissage et la validation des étapes
  • analyse de l’activité : difficulté rencontrées et démarches pour les surmonter, regard critique sur les artefacts produits, écart entre le prévu et le réalisé, ressenti (satisfaction, fierté, …)
  • extrapolation : quelle conclusion peut-on tirer de ce module ? au niveau des démarches adoptées, des recherches effectuées, de l’exploitation des trouvailles, … On apprend de ses erreurs, mais on peut aussi retenir les bonnes idées !
  • transposition : qu’avez-vous appris ? que faut-il mémoriser ? que faut-il archiver ?

(voici un exemple de grille complète)

Cette approche permet de parcourir une bonne partie du cycle de Kolb. Pour faire la boucle complète, il faudrait intégrer un temps de préparation au début de chaque module pour planifier son organisation en fonction des conclusions des précédentes expériences…

Encore une fois, il apparaît que l’outil ne fait pas l’usage et le portfolio, sous quelque forme qu’il soit, n’est d’aucune utilité si les étudiants ne savent pas ‘apprendre à apprendre’. Il faut donc les initier …

3 – Les étudiants exploitent, publient et partagent

Vu les blocages présentés à l’étape précédente, il n’a pas été évident de mettre en place une réelle dynamique de publication. Le partage s’est beaucoup développé, pendant les cours, dans l’objectif de ne laisser personne de côté sur le bord du chemin. Enfin, pour faciliter la ré-exploitation, l’usage de stockage en ligne (avec dropbox) commence à se généraliser pour archiver des ressources et les organiser.

Voici la cartographie des outils de notre formation. Elle n’est nullement un modèle mais plutôt une mise en perspective des différents outils envisagés dans le dispositif.

les outils dans le modèle centré sur les apprenants

4 – Analyse

Cette lecture des outils présente un bilan peu glorieux de ce modèle pédagogique qui est pourtant satisfaisant d’un point de vue intellectuel. D’où vient donc ce décalage ? Trois éléments de réponse peuvent ‘sauver’ notre modèle.

a) Il apparaît que ce modèle est parfaitement adapté pour des apprenants qui savent déjà collaborer et apprendre à apprendre. Ainsi, si l’on analyse le déroulement d’une conférence ‘à la mode’, on retrouve bien notre modèle :

  • au début de la conférence, on annonce le mot-clic (#hashtag) pour twitter, cela revient à créer l’espace de collaboration-communication-partage qui permet, d’une part,  d’enrichir l’intervention, et d’autre part, de suivre à distance ce qui s’y dit, de poser des questions, de réagir.
  • pendant toute la conférence, on baigne dans le contexte disciplinaire …
  • après la conférence, les plus courageux compilent les différents tweets dans un storify ou rédigent un (ou plusieurs) billet(s) de blog. A ce sujet, la réflexion d’Ostiane Mathon sur sa présence/absence à la conférence WISE 2011 est tout à fait pertinente : c’est un bon exemple d’analyse réflexive en lien avec le sujet …
  • Toutes ces productions, qui permettent de garder une trace du vécu ou de la réflexion, seront bien sûr largement partagées et diffusées pour en faire bénéficier le plus grand nombre … et le storify d’une conférence donne un regard ‘humain’, qui complète la publication liée à l’intervention.

Les étudiants n’étant pas encore autonome dans cette démarche d’apprentissage, il faut les accompagner. Le modèle est donc une cible à atteindre, mais aussi un cadre pour repérer les différentes étapes et évaluer les évolutions ou difficultés rencontrées. C’est un repère, comme le phare qui guide le marin et l’aide à mesurer le chemin parcouru …

b) Les leviers pour développer les deux compétences visées par le modèle (collaboration et apprendre à apprendre) sont similaires : les usages, les outils, les objectifs poursuivis et la dynamique instaurée. Comme nous l’avions vu pour la formation à la collaboration, c’est en développant des situations variées que nous initierons nos étudiants à ces nouvelles pratiques … A nous d’être inventifs, créatifs et motivants !

c) Il me paraît réducteur d’évaluer l’acquisition de ces compétences à l’aune de l’usage d’outils. Certes, mais alors comment évaluer ces compétences ? Quels critères peut-on mettre en place ? Quels indicateurs  peuvent permettre de les quantifier ? Voilà une bonne piste de réflexion pour la suite, non ?

Marre des exposés rébarbatifs !

Vous en avez marre des exposés rébarbatifs et mal construits de vos étudiants ? Vous doutez de la plus-value qu’ils apportent réellement ? Voici quelques pistes pour faire évoluer leurs pratiques … mais surtout les vôtres !

Entranced CC BY-NC-SA drewleavy

1 – Expliciter l’attente

Présenter clairement aux élèves/étudiants le résultat attendu. Dans un premier temps, cela peut se faire en étudiant une présentation existante, soit une production d’étudiant lors d’une année passée, soit une  conférence de qualité professionnelle, par exemple TED (en anglais ou en Français à TEDxParis par exemple).

Ensuite, il paraît essentiel de présenter les critères d’évaluation et les objectifs visés, tant au niveau des compétences que des connaissances.  L’utilisation d’une grille ‘critériée’ peut être pertinente : cela permet de préciser le niveau d’exigences attendu ainsi que des niveaux intermédiaires et l’évaluation correspondante. Garder en mémoire que rien n’est intuitif, personne ne peut deviner ce qui vous paraît essentiel dans le travail demandé. Pour s’assurer que tout le monde a bien assimilé la grille, vous pouvez leur demander d’évaluer une conférence enregistrée et analyser ensemble les résultats.

2 – Soutenir le travail pendant toute la durée

L’exposé est la production finale de toute une série d’activités qui se succèdent et se répondent. Il est important, d’un point de vue méthodologique, de présenter la logique de la démarche. Il faut mettre en relief les différentes étapes et leurs articulations. De même, il est essentiel de creuser le contenu : l’enseignant doit questionner / interpeler pour aider les apprenants à repérer les zones d’ombre et les approfondir. C’est par cette approche, à la fois méthodologique et disciplinaire, que l’enseignant peut aider les étudiants à apprendre et à transposer les apprentissages.

3 – Travailler le support de présentation

‘Naturellement’, les étudiants vont chercher à préparer un diaporama. Là encore, aidez-les en leur donnant les conseils élémentaires pour éviter les boulettes. Vous pouvez trouver sur internet des ressources sympa à ce sujet, j’ai personnellement un faible pour la vidéo ci-dessous (c’est en anglais et plein d’humour : un super outil de travail) !

Vous pouvez aussi prévoir un autre support ! Par exemple un seul schéma, synthèse du travail réalisé, que les étudiants doivent présenter et expliquer : cela permet de développer l’esprit de synthèse en précisant non seulement les éléments clés, mais aussi les relations qui résident entre ces éléments.

4 – Peut-on envisager une autre forme que l’exposé ?

Deux pistes me semblent intéressantes : l’article de blog et la vidéo. Ces deux formats sont numériques et donc faciles à publier. C’est ainsi une bonne occasion de partager le travail des étudiants avec un public beaucoup plus large que la classe, ce qui est un atout pertinent pour motiver les étudiants à réaliser une production de qualité. Diversifier la production attendue me semble important pour soutenir la motivation des étudiants : c’est une autre façon d’intégrer de la variété dans nos formations. De plus, cela permet de garder une trace de la production et d’évaluer la progression de chacun dans la durée. Enfin, cela permet aussi à chacun de relire/revoir les productions, à tête reposée.

5 – Et pour inciter le public à s’impliquer ?

L’auditoire (ou le lectorat, selon la forme) doit effectivement se sentir impliqué dans cet exercice.  Plusieurs idées sont possibles :

  • L’évaluation par les pairs est  simple et efficace : tous les membres de la classe ont un exemplaire de la grille et évaluent la production. Il peut en découler une note qui affectera la note finale du présentateur.
  • On peut aussi demander aux lecteurs d’un article ou spectateurs d’une vidéo de commenter/évaluer/critiquer (de façon constructive) les différentes productions. Peut-être faut-il modérer ces commentaires à priori pour éviter de publier des critiques trop sévères.
  • Lors d‘une semaine banalisée, nous avions demandé à chaque groupe de proposer un questionnaire à la fin de leur présentation pour évaluer les informations qui étaient retenues.

Conclusion

Présenter des informations ne s’improvise pas : on ne peut pas en vouloir aux étudiants de ne pas savoir le faire du premier coup, mais c’est notre rôle de les y former. Cela nécessite donc d’expliciter ce que l’on attend d’eux, de les soutenir tout au long du travail, et en particulier au moment de la construction de la présentation. Enfin, soyons dynamique ! C’est par notre créativité et notre enthousiasme que nous pouvons motiver les étudiants : n’ayons pas peur d’innover !

Rompre l’isolement dans une formation à distance

Dans un précédant article, j’envisageais la possibilité de créer un espace genre « machine à café » pour instaurer une certaine convivialité, une connivence entre les participants d’une formation à distance. Une fois l’idée lancée, pourquoi ne pas se pencher un peu plus sur l’organisation concrète de cet espace. Après réflexion, 2 solutions peuvent être envisagées : une shoutbox ou un outil de micro-blogging. Quel que soit le choix, il faudra que les formateurs/tuteurs s’impliquent pour faire vivre ce nouvel espace …

CaPuCcInNoOoOo, after all it’s my breakfast and not 11:00 yet! CC by-nc-sa DagmarSporck

1 – Quel est l’objectif visé ?

L’objectif initial visé est de créer la cohésion du groupe (on peut changer le terme groupe par collectif ou équipe, selon l’intensité de la relation que l’on souhaite instaurer, mais actuellement, cela tient encore du détail). Pour créer une telle dynamique, il faut se connaître, initier une certaine complicité, c’est pour cela que Luc Legay propose de favoriser les connexions dans la vrai vie. A défaut de rencontres réelles pour cause d’éloignement, que peut-on proposer ?

2 – Quelles sont les caractéristiques d’une « bonne pause » ?

L’idée est de créer un espace pause qui pourrait s’apparenter à la « machine à café » ou la « pause cigarette », mais en ligne. Quelles sont les caractéristiques de ces pauses de la vrai vie ?

  • Elles sont délimitées dans l’espace et le temps : on va toujours au même endroit et on y reste toujours le même temps (cela prend à peu près le même temps de fumer une cigarette que de prendre un café, non ?)
  • Elles sont facilement accessibles : même s’il faut maintenant sortir pour fumer, cela reste toujours envisageable sans planification majeure ni organisation lourde.
  • Elles sont conviviales : on essaye de trouver quelqu’un pour nous accompagner, parce que c’est quand-même beaucoup plus sympa à plusieurs …

Ces quelques caractéristiques devraient pouvoir se retranscrire / s’adapter pour définir l’outil en ligne qui soutiendrait cet espace convivial.

3 – Comment transposer cela en ligne ?

L’outil devrait donc être facile à utiliser (intuitif, léger, sans contrainte), instantané (pour pouvoir engager une discussion synchrone). Comme on est dans l’univers du numérique, ça serait bien d’avoir aussi un archivage de l’historique afin de pouvoir profiter des discussions qui se sont déroulées par le passé et permettre ainsi une prolongation asynchrone et pourquoi pas élargie avec d’autres participants. Et là, c’est encore mieux que la discussion dans la vrai vie ! 😉

Je vois 2 solutions technologiques pour répondre à ce besoin :

  1. une shoutbox
    Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une messagerie instantanée intégrée dans une page web (cf. wikipedia). Ces outils reprennent l’essentiel des caractéristiques définies ci-dessus et sont prévues pour s’intégrer à un site. Cela nécessite quand même un minimum de savoir faire et la maîtrise de la plate-forme utilisée pour la formation…
  2. le micro-blogging
    Il peut se décliner selon 2 formes : soit privé, intégré à la plate-forme de formation, soit public, en utilisant un hashtag spécifique (ou mot-clic comme disent si joliment nos amis québécois). Je vous vois venir : quelle solution préférer : privée ou publique ? L’outil privé peut être plus intégré à la formation, donc plus simple et plus léger pour les novices. L’outil public permet de faire des rencontres fortuites, comme dans la vraie vie, quand on fait une pause en même temps que des employés de l’entreprise d’à côté. Cela permet une ouverture de la formation mais c’est moins intégré (il faut choisir à un moment entre un outil complètement intégré et un outil ouvert !!!). Cette solution a aussi l’avantage de ne nécessiter aucune logistique pour la formation : tout est accessible gratuitement. Twitter est déjà utilisé dans cette logique, vous pouvez voir par exemple le hashtag #eduIPM qui regroupe les étudiants et anciens du master IPM : Ingénierie, Pédagogie et Multimédia de Lille. De plus, des applications clients comme HootSuite ou TweetDeck permettent une utilisation relativement facile dès le début. Si l’on veut jouer l’excentrique, on peut aussi utiliser d’autres outils que twitter comme par exemple statusNet.

4 – Est-ce que l’outil suffit ?

Sûrement pas, mais il est indispensable ! Une fois l’outil choisi, ce sont les formateurs et tuteurs qui vont soutenir son utilisation. Lors d’une discussion avec François Duport, il me parlait d’un rendez-vous hebdomadaire, à heure fixe, où tous les participants sont conviés pour échanger (F. Duport utilise Skype pour ces rendez-vous). Bien sûr, ne participe qui veut, ou qui peut, et il ne faut pas s’attendre à avoir une participation massive, surtout au début. Cependant, petit à petit, l’historique des échanges en incitera sans doute de plus en plus à participer.

Le sujet de la discussion peut être défini à l’avance, on se rapproche alors des ClavEd, ou choisi par les participants en fonction de leurs attentes … Cela nécessite une disponibilité à heure fixe d’au moins un des tuteurs/formateurs mais je pense que c’est utile pour soutenir une dynamique et offrir à chacun une possibilité de se sentir plus intégré au groupe.

Et vous, qu’en pensez-vous ? une telle pause vous tente-t-elle ? Quoi qu’il en soit, bonne année à chacun !

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