pratiques collaboratives en veille

Je viens de visionner quelques vidéos du colloque « île de sciences » organisé par l’INSTN et le CEA sur les pratiques collaboratives en veille. Cela m’a permis de mieux comprendre comment organiser Prodagéo pour de la veille. Jérôme Bondu présente sa vision du problème en concluant par

« ce qui n’est pas partagé, ce qui n’est pas collaboratif, n’existe pas »

Cette conclusion fait suite à une présentation du contexte du Web2.0 puis des outils produits par cet environnement et enfin les pratiques induites. C’est ainsi que sont répertoriés plusieurs outils que les étudiants doivent mettre en oeuvre au cours du projet de cette année : les flux RSS, les alertes, Yahoo!pipes, les réseaux sociaux et la publication (et le partage) du travail avec netvibes… J.Bondu insiste sur le fait que le partage du fruit du travail est en soi un acte collaboratif, même sans connaître ni définir à priori les personnes susceptibles d’exploiter ce travail.

De son côté, Laurent COUVE présente la mise en place de cellule de veille faisant intervenir des ‘experts’ (ce qui correspond à la structure du projet Prodagéo veille 2009). il insiste sur les qualités que les experts doivent avoir :

– expertise suffisante et tenue à jour,
– curiosité,
– enthousiasme,
– maîtrise des langues étrangères,
– esprit d’analyse et de synthèse.

Il est clair que lors du précédent projet, les étudiants informaticiens n’étaient pas experts du domaine même s’ils étaient tenus d’en connaître un peu plus que leurs homologues de l’IUT. C’est à mon avis une des raisons essentielles des difficultés rencontrées et de la baisse de la motivation générale lors de ce projet.

Voici ci-dessous la synthèse de la collaboration experts-veilleurs qui me semble importante à conserver pour des prochains projets …

répartition des rôles entre veileurs et experts dans un projet de veille collaborative (extrait de la présentation de Laurent Couve)

Il sera intéressant de voir à la fin du projet de cette année, si les étudiants informaticiens auront apporté un regard de ‘connaisseur’ et comment ils l’auront fait.

Un nouveau projet collaboratif de veille

C’est reparti pour un projet de veille associant les étudiants du BTS IRIS à ceux de l’IUT Info-Com de Dijon ! L’organisation cette année se fera autour d’une page personnalisable (iGoogle, netvibes, pageflakes, webwag, ou autre …). Le thème général retenu s’articule autour des réseaux sociaux et de l’ identité numérique (c’est à la mode !!!). Voici les 8 sujets proposés :

– identité numérique
– réseaux sociaux
– communauté de pratique
– e-portfolio
– e-réputation
– twitter
– facebook
– buddypress

L’idée est que les étudiants de l’IUT s’occupent de fournir du contenu : les sources d’informations à suivre (fils RSS, #hashtag, @identifants twitter, tags delicious, …) ainsi que les références des sources qui ne sont pas accessibles en ligne. Les étudiants informaticiens sont quant à eux responsables de la mise en forme de toutes ces informations (filtrage, dédoublonnage, …) et de la structuration de la page. Ce travail doit aboutir à une carte du sujet concerné recensant et structurant les sources d’informations repérées.

1 – Qu’attendre d’une telle activité ?

C’est la première question à se poser avant d’envisager un tel projet … Pour ma part, voici mes réponses pour les étudiants informaticiens :

– le travail en groupe, avec confrontation à des personnes extérieures au groupe classe : cela offre une occasion de communication ‘professionnelle’ réelle avec des personnes d’origine et de culture différente.
– la découverte des méthodes de veille : la veille n’est pas réservée aux veilleurs et documentalistes, il est à mon avis important d’initier les étudiants aux méthodes de veilles ainsi qu’aux outils utilisables pour synthétiser et publier ce travail.
les réseaux sociaux et l’identité numérique sont deux phénomènes que les étudiants doivent appréhender pour prendre conscience de l’intérêt et des limites du web 2.0.
– voir autrement l’algorithmique en utilisant Yahoo!pipes pour triturer les flux RSS.
configurer un service (la page d’accueil) en respectant les avis d’un ensemble de personnes (le cahier des charges n’est pas strict et défini à l’avance).
– la curiosité : ah ! si les étudiants pouvaient être curieux et assoiffés d’apprendre … Donnons-leur l’occasion de découvrir qu’apprendre n’est pas toujours fastidieux et qu’ensemble on peut faire plus et mieux que la somme du travail isolé de chacun …

2 – Comment évaluer un tel travail ?

Les réponses à la question précédente permettent de baliser le projet et définir les points qui seront évalués. Ainsi, la configuration de l’interface sera évaluée de façon sommative (justification de l’outil choisi, configuration, ergonomie) ainsi que le travail effectué sur l’enrichissement des flux suivis à l’aide de Yahoo!pipes.

Le travail collaboratif sera analysé par les étudiants : une réunion à mi-projet doit permettre de faire le point sur les interactions entre les étudiants, à cette occasion, ils devront présenter leur vision du fonctionnement de l’équipe géodistribuée et leurs propositions pour perfectionner l’organisation. Cette analyse sera commentée par les enseignants.

Enfin, il est prévu de faire une évaluation sommative sur le contenu des informations collectées lors de l’exercice ainsi que les méthodes et les outils utilisés par les différents groupes. Cela devrait motiver les étudiants à suivre le travail de tous les groupes…

3 – Un peu plus d’informations …

Voici le diaporama de présentation aux étudiants qui recense le travail de chacun, les sujets de veille et quelques liens pour débuter dans le travail.

Ci-dessous, une représentation temporelle du déroulement du projet avec définition des rôles de chacun.

Dernière minute ! il manque malheureusement une équipe d’étudiants de l’IUT à mettre en face des informaticiens, nous remplirons ce rôle, ce sera l’occasion de voir l’influence d’une autre organisation du travail et des équipes. Le thèmes que nous devons traiter est Twitter, affaire à suivre …

Synthèse de la veille collaborative (suite)

Nous venons de nous rencontrer entre enseignants des 2 formations concernés (BTS IRIS et IUT GIDO) et avons essayé de faire un bilan de ce projet. Tout d’abord le résultat global est plutôt positif :

  • C’est un exercice original et motivant,
  • Il permet de mettre en pratique des méthodes et outils vus au cours de la formation,
  • Lorsque la collaboration se passe bien, les résultats sont riches.

Les critiques portent essentiellement sur l’organisation qui n’était pas assez précise (répartition des tâches, résultat attendu, outils mal adaptés, difficulté à respecter les délais). Ces différents points étaient ressortis de l’enquête auprès des étudiants dont les résultats sont présentés ici.
Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?
Nous étions tous d’accord pour dire qu’il était intéressant de reconduire un projet analogue l’année prochaine en corrigeant quelques imperfections :

  • Bien définir l’objectif du projet et le résultat attendu de la collaboration. Ce résultat doit être limité à un artefact qui n’est pas forcément un rapport papier. C’est à partir de ce choix que vont découler les autres ajustements.
  • Une fois l’objectif final défini, on peut identifier comment les étudiants de chaque formation peuvent concourir pour l’atteindre. Cela nous permettra de définir les rôles et responsabilités des différents étudiants.
  • A partir de ces clarifications, nous pourrons repérer les modes de communication les plus adaptés entre les étudiants et en déduire les outils mettre en œuvre. Il est apparu un manque de communication synchrone entre les étudiants lors de ce projet, il faudra sûrement en tenir compte pour la prochaine occurrence et prévoir sans doute une rencontre en présentiel supplémentaire au cours du projet.
  • Nous n’aurons plus alors qu’à définir un planning complet et précis du déroulement du projet (qui sera transmis aux étudiants) et définir les critères d’évaluation pour chaque formation. Il apparaît que la note reste toujours une carotte efficace pour motiver les étudiants et les inciter à s’impliquer dans une activité.

Sachant que le projet se déroulera l’année prochaine à la même période (fevrier-mars), il nous reste une dizaine de mois pour mettre au point une nouvelle version du scénario. L’objectif actuellement est de mettre au point une grille pour définir le scénario à partir de la grille actuelle et des conclusions tirées de l’expérience.

Synthèse de la veille collaborative

Eh oui! …La veille collaborative est fini … Pendant 2 mois les étudiants du BTS IRIS et de l’IUT Info-Com de DIJON ont dû travailler ensemble pour construire des dossiers sur des thèmes de l’informatique professionnelle. A la suite de ce travail collaboratif, un questionnaire a été envoyé à chacun pour évaluer cette activité. Voici les premiers résultats. D’emblée, on constate que les étudiants ont bien adhéré au principe d’un travail collaboratif et qu’ils ont été satisfaits de la durée et de la définition du cahier des charges. La satisfaction est beaucoup plus mitigée par rapport à l’instrumentation proposée (wiki et blog) et la fréquence des rencontres entre les étudiants des 2 formations. La grande majorité n’est pas satisfaite de la collaboration qui s’est établie …

A la lumière de ces résultats et à la suite d’un débriefing avec les étudiants IRIS, il est ressorti ce qui suit :

  • Il faudrait prévoir une rencontre toutes les 2 ou 3 semaines entre les deux formations à conditions que chacun avance dans son travail respectif. Cette réunion peut se faire en face à face ou à travers des outils standards : clavardage, audioconférence, visioconférence, …
  • Il faut plus définir les rôles et responsabilités de chacun : les ‘veilleurs’ cherchent des documents, les lisent et piochent les passages intéressants tandis que les ‘spécialistes métier’ construisent tout au long du projet une synthèse (sous forme de carte par exemple). Cette synthèse sert de base pour chaque rencontre inter-formation.
  • L’utilisation conjointe du blog et du wiki n’a pas été jugée judicieuse : il était difficile de savoir quel outil utiliser quand. Il paraît judicieux d’utiliser un outil de partage de signet (Diigo semble tout à fait approprié avec la possibilité de surligner des passages) plutôt qu’un blog pour partager les ressources repérées.
  • Certains étudiants ont fait ressortir le manque de planification du projet : pour une prochaine fois, on peut envisager un scénario agile qui se déroulerait comme suit :
    • une rencontre de présentation
    • une phase de recherche de vocabulaire métier de base avec définition (on peut envisager une construction collaborative d’un lexique)
    • puis une alternance de rencontres / périodes de veille pour approfondir un des aspects du sujet d’étude.

Voilà pour une première synthèse à partir des réponses des étudiants à l’enquête d’évaluation du projet. Une rencontre avec les enseignants de l’IUT a eu lieue, et la synthèse est ici

les blogs de veille

Les blogs de veille collaborative commencent à pointer leur nez. Voici la liste complète pour accéder à chacun d’enter eux :

Boucle locale
Mesure de déplacement et pression
Méthodes agiles
Vision en industrie
Design Pattern
Supervision
Virtualisation

Tous ces blogs sont regroupés sur la page « Veille Collaborative » de l’espace netvibes de Prodagéo …

Le principe de l’exercice est le suivant : en groupe, des étudiants d’IUT Information-Communication veillent sur un des sujets ci-dessus et animent un blog. Ils doivent y présenter aussi bien leur démarche de veille que les résultats de leur travail. Les étudiants de BTS IRIS (informatique) commentent les billets pour orienter les recherches. On allie l’expertise méthode des uns et l’expertise métier des autres. De plus, les étudiants informaticiens ont la responsabilité d’appliquer au blog une charte graphique définie.

Un nouveau projet qui démarre

Cela fait quelques temps que je vous parle de veille collaborative, de co-construction du savoir, …
Voici la présentation d’un projet de veille collaborative telle qu’elle a été faite qux étudiants des 2 formations (BTS IRIS et IUT info-com) de Dijon qui se sont réunis il y a quelques jours dans les locaux de l’IUT.
Ce projet se déroule de mi-janvier à fin mars 2009. Le scénario du projet est disponible ici.

Un scénario pour la veille collaborative

Voici une représentation graphique du scénario du projet de veille collaborative entre les étudiants du BTS IRIS du lycée Eiffel et ceux de l’IUT info-Com (2 formations de Dijon).

scenario_veille_collaborative2

Voici la liste des différents sujets abordés :

– les méthodes agiles de gestion de projet
– les superviseurs
– les mesures de pression et déplacement
– la boucle locale
– la virtualisation
– les design pattern
– les capteurs de vision et leur utilisation industrielle

Dès que les blogs de veille seront en place, les différentes adresses seront diffusées largement …

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