Révéler ce qui est tacite pour développer le pouvoir d’agir

J’ai eu l’occasion de visionner quelques interventions de Laurent Bibard, enseignant de gestion et de philosophie et titulaire de la chaire Edgar Morin de la complexité de l’ESCP. Sa vision de la dualité entre complexité et simplicité me semble très éclairante pour comprendre des situations auxquelles nous sommes confrontées au quotidien et inspirante dans une démarche de développement professionnel.

La suite sur le blog de la DANE de Dijon

 

Publicités

Quand le numérique s’invite à l’agrégation

Le sujet d’agrégation interne de SVT de cette année (2019) posait (entre autre) la question suivante : “Expliquez en vingt lignes au maximum les enjeux de l’usage du numérique dans l’enseignement des sciences de la vie et de la Terre. Précisez comment il participe à la formation du citoyen responsable du 21ème siècle.”

L’occasion était trop belle ! Voici donc une proposition d’éléments de réponse transdisciplinaire (n’étant pas spécialiste des SVT), construite en temps limité pour respecter jusqu’au bout le cahier des charges. Il ne vous reste qu’à illustrer le propos avec quelques exemples de votre discipline…

La suite sur le blog de la DANE de Dijon

Pour information, la réponse reprend de façon textuelle les piliers du numérique éducatif (présentés ici) schématisés ci-dessous :

Ce que je retiens du MOOC ‘Vers une planète apprenante’

Je me suis inscrit au MOOC ‘Vers une planète apprenante’ pour voir, parce que le sujet m’intéresse beaucoup. Je vous propose ici un rapide retour d’expérience des deux heures que j’y ai consacrées.

1 – Les 4 modèles d’apprentissage

Un questionnaire est proposé lors de la première semaine du MOOC pour savoir quel est notre mode d’apprentissage privilégié. Je synthétiserai les 4 types d’apprenants du modèle à partir d’une des phrase du document de présentation comme suit :

  • Individuel hiérarchique : Les contenus académiques sont la base de l’apprentissage ;
  • Individuel distribué : Les apprenants apprennent pour et par eux-mêmes, pour développer leurs connaissances et leurs compétences propres :
  • Collectif hiérarchique : Le personnel encadrant a pour mission de créer les conditions sociales favorables à l’apprentissage ;
  • Collectif distribué : En assumant tout à la fois les rôles d’enseignement et d’apprentissage, les individus génèrent, alimentent et sont les garants de la communauté d’intérêt.

2 – Les résultats et l’analyse que j’en fais

Je n’ai pas été très surpris des résultats : je suis fortement en phase avec le type individuel distribué (80%), très en phase avec les deux types collectifs (65% et 70%) et beaucoup moins en phase avec le modèle individuel hiérarchique (33%).

Un détail vient aiguiller ma réflexion.

Je suis un adepte de l’apprentissage individuel distribué : j’aime me nourrir de ressources variées et intégrer les apports que j’y trouve à mes représentations. De nombreux articles publiés dans ce blogs sont initiés par une lecture ou le visionnage d’une vidéo et les quelques modèles que j’ai construits sont le fruit de ces apports successifs. Le schéma Comment j’apprends explicite toujours bien ma démarche :

Mon EAP en 2013

Par contre, je suis convaincu que nos élèves ne sont pas spontanément des apprenants individuels distribués et ne savent même pas quel est leur modèle d’apprentissage préféré. Ainsi, quel que soit le modèle qui leur convient, il faut les accompagner pour les faire progresser vers une démarche d’apprentissage en continu, construite et autonome. Et il me semble que le modèle collectif hiérarchique (que j’avais modélisée sous le nom de pédagogie ouverte) est le plus adapté pour mettre en place cet accompagnement. J’avais d’ailleurs abordé ce distingo entre le modèle d’apprentissage pour moi et celui pour des élèves dans cet article : Pourquoi je n’enseigne pas comme j’apprends ?

pédagogie ouverte

Cette approche permet, de plus, d’ouvrir chaque élève à un ensemble de possibles en matières de modalité d’apprentissage et les prépare aux différentes approches distribuées, que ce soit individuellement ou collectivement.

Enfin, je vois deux éléments qui me font basculer dans le mode collectif distribué :

  • Le partage : je me nourris des partages de mon réseau, et j’espère le leur rendre en partageant ici mes réflexions et sur twitter mes trouvailles. C’est, me semble-t-il, une première approche constructive dans une communauté d’intérêt ‘informelle’
  • Des projets collectifs : je pense que les projets sont des contextes où l’intérêt du collectif prime sur l’intérêt personnel et m’incite à co-apprendre.

Je crois que je vais m’en tenir là pour mes contributions à ce MOOC : je préfères picorer que suivre un parcours complet : cela correspond plus à mon style d’apprentissage individuel 😉 Merci à ceux qui l’ont préparé et monté, même en n’y consacrant que peu de temps, cela m’a donné l’occasion de faire une petite rétrospective bien plaisante et d’ajouter un peu de cohérence à mes représentations.

En vous souhaitant de bonnes vacances …

Travailler l’efficience de nos formations

Nous avons un soucis constant de faire évoluer nos formations pour en augmenter l’impact et l’efficience. Quelques éléments récents nous laissent entrevoir des pistes intéressantes à explorer. Nous devons encore confirmer nos intuitions et premières expérimentations mais les premiers retours nous semblent très positifs.

La suite sur le blog de la DANE de Dijon

Les communs pour aborder la culture numérique

Lors de notre journée du GRANE (Groupe de Réflexion Académique sur le Numérique Éducatif), nous avons abordé les communs pour analyser comment ils peuvent nous faire entrer dans la culture numérique. Ce travail s’est réalisé en 3 temps :

  • Quels biens partageons-nous en commun ?
  • Analyse de différents communs
  • Quels communs pourrions-nous mettre en place dans nos écoles et/ou établissements ?

Une présentation détaillée du déroulé, des ressources utilisées et le fruit des échanges est accessible sur le site de la DANE de Dijon

illustration extraite de BIENS COMMUNS – La prospérité par le partage de Silke Helfrich, Rainer Kuhlen, Wolfgang Sachs, Christian Siefkes (CC-BY-SA)

Un barcamp pour aborder la culture numérique

Cela fait quelques mois que nous avançons dans notre réflexion autour de la culture numérique. Il nous semble intéressant maintenant de voir comment l’introduire dans nos formations pour des enseignants. Nous avons donc commencé un premier essai au cours du GRANE (Groupe de Réflexion Académique sur le Numérique Éducatif). Voici quelques éléments saillants de cette demi-journée organisée autour d’un Barcamp …

La suite sur le blog de la DANE de Dijon 😉

Culture numérique : contours et enjeux

Nous avons publié quelques articles autour de la culture numérique et nous pouvons maintenant commencer à présenter le fruit de nos réflexions de façon un peu plus structurée…

1 – Vous avez dit culture ?

On peut envisager le mot “culture” selon deux sens complémentaires. D’un côté, la culture regroupe tout ce qui touche au patrimoine, que ce soit les arts, les langues, les traditions, les sciences… Et de l’autre, la culture correspond à nos modes de vies, nos usages. On parlera par exemple de la culture jeune qui intègre le langage et le vocabulaire utilisé, la mode vestimentaire, les rites gestuels, les loisirs privilégiés, etc. Mais on peut aussi bien parler de la culture d’une entreprise pour regrouper les valeurs portées, les habitudes de travail, les modes de relations, les règles de vie, …

La suite sur le blog de la DANE de Dijon : http://dane.ac-dijon.fr/2019/03/28/culture-numerique-contours-et-enjeux/

%d blogueurs aiment cette page :