Les bases de la collaboration

Une bonne collaboration s’appuie sur des personnes et une équipe. Les personnes apportent leurs compétences et leur travail alors que l’équipe impose une certaine humilité, l’écoute de l’autre et l’argumentation. On ne peut pas faire d’impasse à ce niveau, il est indispensable d’intégrer ces deux dimensions dans nos formations.

Quelles sont les bases de la collaboration ? Peut-être peut-on répondre par : « Tout participant a quelque chose de pertinent à apporter ». Ce principe, pour simple qu’il soit, doit se décliner dans 2 directions : Tout d’abord, personnellement, comment faire en sorte que mon apport soit pertinent ? Puis ensuite, lors d’une phase collective, quel regard ai-je sur la participation de chacun ? Comment gérer les divergences ou différences ? Regardons d’un peu plus près ces deux facettes avant de voir une intégration possible en formation.

1 – Comment faire en sorte que mon apport soit pertinent ?

Cet apport doit s’appuyer sur mes compétences, mais aussi sur mon travail. Dans un premier temps, il faut donc repérer quelles compétences seront riches pour la collaboration. Cette analyse doit être large et envisager toutes les directions : compétences métier, créativité, compétences relationnelles, artistique, … La combinaison de plusieurs de ces compétences n’apportera que plus de richesse et d’ouverture. Mais les compétences suffisent-elles ? Il me paraît essentiel dans un deuxième temps de s’appuyer sur un travail personnel en lien avec la problématique  de la collaboration. En effet, si je veux être pertinent, cela nécessite une certaine préparation, une réflexion. Aussi compétent que l’on soit, il est indispensable de s’aligner sur la problématique réelle, de fouiller spécifiquement la thématique afin d’apporter le meilleur de soi-même : ses compétences ainsi que son regard ‘aiguisé’ sur la problématique. C’est la confrontation de ces points de vue qui donnera toute sa richesse à la collaboration mais cela nécessite d’accepter le travail et la participation de chacun.

2 – Quel regard ai-je sur la participation de chacun ?

Il faut partir du principe que chacun a appliqué le premier principe présenté ci-dessus. Ainsi, les remarques apportées, les productions des différents membres de l’équipe ne sont pas légères mais le fruit d’un travail qu’il est essentiel de prendre au sérieux. Cela nécessite évidemment une bonne dose d’humilité et d’ouverture. Cela impose aussi de commencer par écouter l’autre pour comprendre son point de vue, ce qu’il a voulu apporter. Ensuite seulement, viendra le temps de la discussion pour confronter les opinions et s’enrichir mutuellement. Cet échange s’appuiera sur les arguments de chacun, fruits du travail préparatoire. C’est ce que présente @ClaudeSuper dans son dernier article quand il place l’humilité comme première des vertus cardinales de l’entreprise 2.0

3 – Comment cela peut-il s’intégrer dans nos formations ?

Très simplement ! Nous avons vu, dans un précédent article, que nos formations devaient aborder la collaboration par la pratique. Avant chaque activité collaborative, donnons le temps à chacun de travailler seul sur le sujet et de produire un document de travail. Ce document est l’assurance du travail préliminaire, il permet aussi d’avoir un support pour aider les plus réservés à s’exprimer et argumenter. On peut par exemple, au début de la phase collective, regrouper tous les documents produits par les membres de l’équipe et les lire ensemble. Personne ne pourra alors se défausser avec un « Vous avez déjà tout dit, je suis d’accord avec vous, je n’ai rien à rajouter … ». Chacun devra présenter son point de vue, l’argumenter et écouter les autres. Ces échanges, qui peuvent se vivre en petit groupe, permettent de développer des compétences communicationnelles élémentaires.

Une synthèse en grand groupe peut permettre de faire le point sur les échanges et d’ouvrir des pistes de réflexion pour la suite.

La collaboration n’a rien de magique. Il est illusoire de croire que sous prétexte qu’on s’y met à plusieurs, le résultat sera obligatoirement bon. Sans un travail personnel préliminaire, on risque de limiter la collaboration à une discussion de comptoir, sans doute agréable, mais qui risque de manquer de teneur. Sans écoute et bienveillance, on tue les échanges, les confrontations, les argumentations : il n’y a plus de collaboration possible.

Notre rôle d’enseignant est donc là : encourager le travail personnel en valorisant les contributions et faciliter la communication dans les équipes en étant garant du respect de chacun. Vaste programme, qui tient en deux lignes … ou en plusieurs années …

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